été

Par les (h)auteurs :: 02/07/2009 à 13:16 :: Judith Lesur

un site se construit pour les (h)auteurs

bon appétit !




Agathe 1

Par les (h)auteurs :: 01/07/2009 à 15:56 :: Agathe De Blues
Agathe survit entre les os
Agathe vit et se démultiplie
Agathe a mal en bas du dos
Agathe dort sur un sommier rigide
Agathe regarde entre ses doigts le vide
Agathe sourit de cendre et de lait
Agathe boit goulument son cacao
Agathe tourne les talons et franchit le seuil du matin
Les yeux, les ouvrir juste assez pour déposer la vue

on y va ?

Par les (h)auteurs :: 17/06/2009 à 12:40 :: actu

présentation de la revue ON n°4

À la librairie “à plus d’un titre" à Lyon

jeudi 18 à 18h





Judith Lesur en lecture

Par les (h)auteurs :: 16/06/2009 à 13:40 :: actu

Lecture en musique

LA FILLE PERCHÉE

de Judith Lesur



mercredi 17 juin - 20h à la Belle Équipe
32 rue des Tables Claudiennes 69001 - métro Croix Paquet
tarif 3 euros

Dans l'esprit d'une pièce radiophonique, avec des mélodies à la guitare composées par Sébastien Guillen, et un univers sonore mixé en direct,
l'auteure Judith Lesur et le musicien François Lamy proposent d'accompagner La fille perchée
en pointillé entre l'enfance et l'adolescence.

Elle nous invite à explorer son univers au gré de rencontres
et d'expériences insolites qui la font grandir presque malgré elle.

C'est réfugiée dans un arbre qu'elle apprendra à affronter le monde des adultes, avec sa personnalité singulière et sensible.



http://judithlesur.zeblog.com/410316-la-fille-perchee-sur-le-mur-du-son/


morne plaine

Par les (h)auteurs :: 09/06/2009 à 21:11 :: Judith Lesur

molle plainte



Mercure Liquide & les (h)auteurs

Par les (h)auteurs :: 29/05/2009 à 9:16 :: actu




L'équipe de mercure liquide vous invite au lancement de son dixième et dernier numéro !

Le jeudi 11 juin de 19h à 23h
MJC Monplaisir - Lyon 8e
25 av des Frères Lumière
Accès M° Sans Souci
Gratuit

Au programme :
Lectures insolites, expositions (adultes et jeune public), musique, danse, courts métrages (adultes et jeune public), salon d'éditeurs et présentation du nouveau numéro.
Et en + + +
Mercure liquidation totale du stock : des tout petits prix de vente pour les anciens numéros de la revue.
Info :
06 88 74 32 94 ou contact@mercureliquide.com

télécharger extraits et programme

(re)naître

Par les (h)auteurs :: 17/05/2009 à 9:33 :: Judith Lesur





naître

Par les (h)auteurs :: 14/05/2009 à 17:48 :: Marie-Francoise Prost-Manillier
Quand même mère des fonds profonds. Grand secret percé. Domaine fascinant, tapant, berçant, flottant. Mer tracée, faufilée sur les bords bordée, remuée, mer splendeur crevée, épave où l'eau saoule. Immobile mobile, doucement violente. Mer ouverte et fermée, fascinante surface, haleine forte.Balayée, frappée, mer cuirasse lisse perforée, vomis les bouts d'épaves, les déchets. L'enfer liquide, supplié, supplicié. Mer noire, cendrée, surface poubelle. Vol d'oiseau glué, couleurs moisies, pourries. Qu'est-ce qui reste? Cure, panser, soigner, prendre soin, prendre la mer en cure, survivre et soigner, prendre soin pour transmettre, panser pour la route et la mer curée. Pas de chagrin. DÉFINITION: mère = femme qui engendre. cure = soigner, bichonner, curer, cureter, avorter. se faire liquider = naître.

MIEUX VAUT EN RIRE ! AU POINT DU JOUR !

Par les (h)auteurs :: 10/05/2009 à 15:16 :: Pierre Evrot

Bon, à ne pas confondre avec :
« vieux rots en tire » « au soin du jour »

j’ai vomi, le cendrier est trop petit, arrête !



Dernière nouvelle

Par les (h)auteurs :: 08/05/2009 à 21:48 :: Général

Frederick Houdaer nommé à la direction de le Société Générale !
Ou alors je me trompe ?

Fille perchée + lecture + musique = festival les ENVOLIRES

Par les (h)auteurs :: 07/05/2009 à 17:25 :: Judith Lesur




hauteur sur hauteur

Par les (h)auteurs :: 05/05/2009 à 16:49 :: Judith Lesur




la pornographie de Mepefeme en son et en image

Par les (h)auteurs :: 28/04/2009 à 17:33 :: Judith Lesur

ici et



voilà

Par les (h)auteurs :: 22/04/2009 à 21:24 :: Judith Lesur

«La pornographie, c’est l’érotisme des autres.»
André Breton                       
                    

Les Miss

Par les (h)auteurs :: 19/04/2009 à 13:32 :: Patrick Ravella


J'ai deux amantes, Underwood et Understood.
Je rejoins Miss Underwood dans mon grenier, je lui raconte des histoires qu'elle accepte parfois d'écrire. Quand je retrouve Miss Understood à la cave, je lui donne mes histoires à lire et elle ne les comprend pas.

MIEUX VAUT EN RIRE ! AU POINT DU JOUR !

Par les (h)auteurs :: 17/04/2009 à 8:20 :: Pierre Evrot

Bon, à ne pas confondre avec :
« vieux mots en pire » au « coin du four »
rien à voir, là on sent que ça jaspine, ça cancane à l’office, en cuisine…



En rire, Printemps des poètes - Lecture du 14 mars à la Bibliothèque du Point du Jour

Par les (h)auteurs :: 12/04/2009 à 14:53 :: Etienne Faye

Je ne suis pas du genre à rire toute la journée, et de moins en moins. De toute façon ce n’est pas un peu ridicule de rire toute la journée ? La vie ce n’est pas drôle, ce sont les films qui sont drôles, d’ailleurs c’est pour ça que je ne vais jamais au cinéma. Ce n’est pas le moment de rire. C’est la crise, alors j’ai raison, je sais que j’ai raison, je ne vais pas rire pendant que le monde s’écroule.

Mes actions France Telecom ont baissé de 50 %, les Bouygues de 40, les BNP Paribas je n’en parle même pas, ça vous mettrait le moral dans les chaussettes et ce n’est pas le but. Alors les fâcheux pourraient avoir le culot de me dire tu as encore des millions en actions. Mais… que vaut le CAC 40 aujourd’hui ? En 2003, sur les conseils d’un bon ami à moi, Bob, j’ai acheté des Ben Laden Construction Group, qui depuis montaient régulièrement, eh bien en l’espace de quelques jours, elles ont perdus tout le bénéfice de 5 ans de cotation ! Non, c’est la crise. Saachi et Saachi c’est bien simple, leurs actions sont tellement bas, bientôt je leur devrais du fric.

On a beau dire, les pauvres, tout ça, il y en a qui vont perdre leur emploi, c’est vrai, je compatis. Leur emploi de merde, entre nous, et pour gagner quoi, 3000, 4000 € par mois. Parfois moins. Imaginons qu’ils subissent deux ans de chômage, en moyenne. Ça fait combien de manque à gagner, 3000 € fois 12 mois fois 2 ans égal 72000 €. 72000 € c’est ce que j’ai perdu en un quart d’heure, le jour du Crach ! On a beau dire, mais c’est nous qui avons le plus souffert. Alors, bien sûr, les fâcheux pourront bien essayer de m’expliquer que j’ai aussi un gros patrimoine, mais c’est que ça s’entretient un mas dans le Lubéron, faut voir les impôts fonciers qu’on paye. Non, il faut vraiment poser la question : que vaut notre patrimoine aujourd’hui ?

Il n’y a pas de quoi rire. Je fais d’ailleurs une tronche de trois pieds de long, c'est-à-dire que les trois pieds c’est un peu comme si je les avais pris dans la figure, je fais la gueule et j’assume. Si j’ai quand même souvenir d’avoir sourit, cet automne. Je me promenais le long de la Saône, j’avais du vague à l’âme, vous savez, le CAC 40. Sur mon chemin de peine, le vent sifflait un air macabre entre les branches ajourées, un crachin gris cherchait à s’immiscer en moi. Le feuillage pourrissant sous mes pas ne craquait plus comme refusant de témoigner de mon passage, j’avais froid mais ne le sentais guère, je tremblais, mais le monde, en ce temps là, tremblait. Le sombre glas du capitalisme tonnait. J’aurais pu sauter dans le cours du fleuve, il était noir à souhait, comme une nuit, celle que je me souhaite. A cet endroit où l’on ne croise, d’habitude, le soir, que quelque pédé en maraude, j’ai vu deux enfants. Ils se battaient avec rage. C’était drôle.

une tite philo portative

Par les (h)auteurs :: 03/04/2009 à 13:15 :: Corail Island, le film - Benoit Pelosse

Pour une éthique de l'adhérence



I Une éthique


Puis-je adhérer (à un objet)? Qu'est-ce qu'adhérer en ce sens là?

Une réception attentive (affective et/ou conceptuelle): une dynamique d'attention. L'envers serait la répétition, la simplicité: recours à des schémas dont l'articulation agence les mêmes logiques, autre forme de la répétition donc.


Un piège: s'éprouver en état de réception est un phantasme (de soi en tel état), et, au contraire, l'effet d'un autisme. Le romantisme est symptôme. On ne reçoit qu'à condition de produire en retour. La réception est véritable lorsque dynamique.


Un indice: Quand l'accumulation de réception dépasse un seuil, le sujet éprouve une jouissance d'agir. Le poème cherche à configurer artificiellement cet état.


Ce seuil, on l'appellera la Vérité.


La Vérité s'optimise, en ce sens qu'elle s'accroît selon des procédés volontaires.

Ainsi, les objets suscitant notablement mon adhésion: tel livre, telle rue, tel type de discussion... seront mis au premier rang du quotidien, selon un rituel fétichisant, gourmand de temps et de patience; démarche résumée par la figure de l'esthète.


Donc: Une dynamique d'attention réelle éclot en jouissance d'agir que je rends consciente grâce à une nominalisation du phénomène, contenu sous le mot Vérité,et que je peux cultiver par mes soins volontaires


II Un tropisme


Cependant, des habitudes automatiques abrasent le Différent pour le Même. Mêmes gestes, pensées, envies ne cessant d'actualiser ce qui ne change pas: la mort. On sait déjà vers quel silence mort le flot de divertissements de demain nous pousse.

Le corps et le temps ne sont plus accessibles que sous cet aspect. Je ne les comprends que sous l'angle du signifiant mortifère qu'ils portent: corps qui n'est plus le même, corps qui reste le même, corps qui ne peut plus raconter comment il deviendra ancien. L'ancien est devenu du vieux.


En moi, ça sonne. Parfois.

L'incompréhension, la fuite sonnent comme des alarmes.

Avant que le réel ne cède, quand tout est ici même, je m'alarme.

Heureusement pour moi.

Ca sonne quand mes actions deviennent à mes yeux des actes (étranges car impulsifs et/ou répétitifs). Et que ça coince, que ça me ramène au même (problème). Ce que le quidam décide subitement ou régulièrement est l'indice de l'ipséité malade qui le gouverne.


Or, tous nos gestes, presque tous, sont faits en pilote automatique, selon un enchaînement rapide et répétitif: toute notre conscience est engluée dans un miasme paralysant qui empêche l'esthète en nous de prendre le pouvoir.


III Une technique


La technique d'émancipation de nos habitus consiste à court-circuiter nos fonctionnements.

Par un retrait réflexif, je peux:

  • interroger de quelle façon je décide ce qui est décidé

  • lister mes choix et cerner le dénominateur commun.

    On découvre vite que les actes ne cessent de ratifier une vision étroite et automatique. (En d'autres termes: ça appauvrit l'Imaginaire, resserre la scène Symbolique et crée les condition d'une rupture du Réel.)


Par un activisme plus physique, je peux chercher à casser à l'aveugle mon système névrotique. Puisque ce que je veux, ce que je fais contient un mécanisme automatique qui travaille contre mon émancipation jusqu'à la jouissance d'agir, puisque tout s'agence sans moi, sans le moi souhaitable (éthique) qui adhère au monde, je réagis tout aussi systématiquement en choisissant l'inverse de ce que j'ai d'abord voulu. Je prends le chemin contraire, absurde, inconfortable mais sur le versant adverse à ma pente naturelle. Si je ne supporte pas la solitude, je dois l'aimer. Si je redoute le vertige, m'y confronter. Si je redoute l'éloignement amoureux, me l'imposer. Ainsi, le faible sera en lutte, le puissant en plein désarroi. Le rapide marchera lentement, le grand se faufilera, le silencieux prendra la parole. Ce que je veux, c'est ce que je ne veux pas.


M'apparaît immédiatement le programme, l'enchaînement jusqu'alors nécessaire de mes actes et une possible suspension: car toute action appartient au possible et non au nécessaire.

Sous le règne du possible, tout prend un autre sens.

L'action, l'option pour être plus juste, est une branche attaché à un tronc: le Possible. Une branche est toujours une invitation à une autre branche.

Sans programme, tu retrouves ta puissance d'agir.


IV Une dynamique

Dès lors, m'étant abandonné à l'ordre des possibles, je m'orienterais vers ce qui nourrit mon adhésion. Les éclats (d'adhésion )deviendront lumières pérennes (adhérence). Je ne serais plus que le satellite de mes Vérités, qui, elles-mêmes interrogées sous l'angle de leur dénominateur commun, se ramifieront en une Vérité.


Un maître. Pour Badiou, la Vérité est du côté du collectif orienté vers un tiers objet, du côté de l'engagement.

Avec l'autre dans un lit, avec d'autres sur une place face à l'armée. Entre autres exemples.

Elle ne comporte aucune certitude et pourtant se nourrit d'une foi en un possible devenu paradoxalement nécessaire.

La vérité forme union, elle devient le Sujet (véritable) où nos animalités (complexes d'instincts régressifs que nous appelons sujets, individus ) sont métamorphosées grâce à une intensité (de volonté) qui modifie nos représentations communes (un changement de caractère des logiques et des représentations: des paradigmes): une transcendance kantienne.





lecture des (h)auteurs PORNO/GRAPHIE

Par les (h)auteurs :: 31/03/2009 à 10:45 :: actu




Gombrowicz

Par les (h)auteurs :: 31/03/2009 à 10:43 :: Judith Lesur

Dans la préface de son roman La pornographie, "roman sensuellement métaphysique. Quelle honte !",
Gombrowicz évoque "une certaine poésie honteuse, une certaine beauté compromettante"
à propos de la "sous-culture" que l'homme se fabrique "avec les déchets du monde supérieur de la culture".

la pornographie comme recyclage poétique des déchets me paraît être une idée très écologique.