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Les bons conseils d'oncle Steve : relire, enrichir, couper

Par les (h)auteurs :: 07/12/2007 à 22:45 :: Stephen King



269 : La bonne fiction part toujours d'une histoire et progresse vers son thème; elle ne part presque jamais du thème pour aboutir à l'histoire.
(Oui, je sais je l'ai déjà citée celle là).

269 : Un fois que votre histoire est couchée sur le papier, vous devez réfléchir à ce qu'elle signifie et
enrichir vos moutures suivantes de vos conclusions.

74 : Gould : « Quand on écrit une histoire, on se la raconte. Quand on se relit, le gros du travail consiste à enlever ce qui ne fait pas partie de l'histoire. »
« Ecrivez la porte fermée, corrigez la porte ouverte. »
(écrivez pour vous seul, corrigez en vous mettant à la place du lecteur)

287 : Lorsqu'il s'agit du rythme, je m'en remets à Elmore Léonard : il a parfaitement expliqué son point de vue en disant qu'il laissait tomber les parties barbantes.

287 : Il faut pratiquer des coupures pour accélérer le rythme...
La formule : version 2 = version 1 – 10%.




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Commentaires

Le 08/12/2007 à 9:11, par judith
"les parties barbantes" :
exit les descriptions de Balzac, de Proust ?

pour moi Stephen King (que je n'ai jamais lu) raconte des histoires, efficaces et haletantes, je n'en doute pas, mais d'ici à penser qu'il "écrit"...
Le 08/12/2007 à 9:43, par Etienne
Tu es dure Judith. Certes ce Monsieur "écrit" puisqu'il a même dû commencé avec un stylo.
Moi je prends les conseils de Stevie pour ce qu'ils sont je crois : ceux d'un des meilleurs raconteurs d'histoire que je connaisse. Mais je ne les prends pas à la lettre. Lors de la phase de correction, de relecture, je me pose un certain nombre de questions qui me permettent, chacune, de prendre un pas de recul...
L'étiquetage ( ad- verbes et jectifs) n'est-il pas un peu trop caricatural ?
Ne suis-je pas HS ?
CQFD ?
...
Quant aux parties barbantes, je me pose la question aussi. Mais je les garde même lorsque je ne vois pas coment les rendre plus agréables.
Après je fais comme tout le monde : je multiplie le nombre de signes espaces compris par 12, je divise par 1000, ce qui me donne le résultat A ; je fais ensuite la même opération avec le nombre de signes espaces non-compris, ce qui me donne le résultat B ; puis je fais la différence :
A - B = C
Ce n'est pas fini puisqu'alors je multiplie C par 1000, puis je le divise par 12.
Le résultat, eh bien vous le savez sans doute, c'est la grandeur de mon oeuvre.


Le 08/12/2007 à 14:14, par ravella
Oui, Proust est barbant.
Je renvoie sur ce point à l'avis de Céline (aie, encore un auteur pas fréquentable).
Judith, je vais t'offrir un livre de Stephen King pour que tu puisse le lire pour la première fois.

Etienne, j'ai pris la peine de vérifier ton calcul (énoncé limite barbant, attention, et je trouve que la grandeur de ton oeuvre est exactement égale à la quantité d'espace entre les mots. Alors là je dis : chapeau, j'adopte cette règle, aussi bien pour sa valeur allégorique que pour son implication technique (c'est la mesure indirecte de la taille moyenne des mots, et bien souvent la longueur des mots employés est inversement proportionnelle à la grandeur de l'oeuvre.
Le 11/12/2007 à 10:41, par judith
la grandeur de ton oeuvre est exactement égale à la quantité d'espace entre les mots, répond Ravella à Etienne qui s'enfonce dans d'obscurs calculs...

je vous trouve très proportionnels en foutraquerie,
faut que je déroule la formule ?

Le 12/12/2007 à 17:26, par pod
on est sur qu'écrire c'est raconter des histoires?

moi ce qui me barbe souvent c'est les histoires... j'ai tendance à sauter ces pages pour arriver aux descriptions...
Le 13/12/2007 à 18:52, par Etienne
Judith : et euuuh la dimension ironique d'un calcul sommes toutes fort simple (bidon en faits) et dont le résultat est le nombre de vides...?

Pod : j'ai longtemps fantasmé une liste, descriptive... Un pot à lait,une table de chevet, un couteau cruanté, un concombre gâté...
Et qui, au final, serait un roman.
Le 14/12/2007 à 17:49, par Etienne
Une liste d'indices

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