Pour accéder au tablier, il faut se glisser sous les cuisses d’une jeune géante qui enjambe l’entrée de la passerelle et serre, entre ses mâchoires d’acier, les filins de soutènement. À l’instant où l’on passe à l’aplomb de l’enfourchure, on est tenté de lever la tête en un geste indiscret. Mais sur l’autre berge veille une austère marâtre : le teint blafard, large de taille, ceinturée de colonnes, elle condamne par avance le moindre regard, et même la pensée. On avance alors tête basse, souvent même on fait demi-tour sans oser franchir la passerelle.
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