En mon sein

Par les (h)auteurs :: 10/05/2008 à 0:53 :: Etienne Faye



En mon sein

y-a-t-il

 

Quelque liqueur acide

Sous le ciel melliflu

Ton souffle rauque et nu

Ton regard impavide

 

En mon sein

y-a-t-il

 

Le sibyllin pardon

Bégayé baisé chu

Dont la chair chaude et crue

Te caresse le

 

En mon sein

y-a-t-il

 

Cette main si gracile

Emportant importune

Sur tes lèvres dociles

Un bol d’huile de lune

 

La poésie ça ?

Par les (h)auteurs :: 22/04/2008 à 13:17 :: Etienne Faye

Cinéma 2

Ça choquerait qui

Si je tournais

Tournais

Tournais un film

Ça choquerait qui un film porno

Du cul ah ouais

Des baisers longs

Des sourires

Des muscles et du velours

De la sueur et du cul

Du désir quoi

Des queues du foutre et des trous

Ça choque qui


On n’arrive même plus à se chier sur la gueule ça choquerait se chier sur la gueule ?

Pour choquer

Faut chier

Sur les juifs

Les femmes

Les nains

Les animaux et les arabes

Alors ça choque ?

Et d’ailleurs

Je chie sur la gueule des juifs (ben ouais)

Je chie sur la gueule des femmes (mais faut pas qu’elles en profitent pour me toucher)

Je chie sur la gueule des nains (pourquoi ben parce qu’ils sont moches)

Et

Je me chie sur la gueule parce que je ne suis pas capable d’être sincère quand je dis je chie sur la gueule des

Ou alors si

J’y crois

Quand je dis

Je chie sur les dauphins massacrés du Japon

Alors là ouais

Sur leurs museaux

Ah les adorables dauphins noyés dans mon caca

Du coup je choque qui ?


Pourtant pédé

C’est pas bon

Non plus

Mais

Ça choque qui

Que je puisse

Envisager

Dévisager

Envisager

Dévisager

Un mec


La poésie c’est ça non

Deux mondes qui choquent

Le mien

Le tien

Et ça fait

De la lumière


Blanche

La lumière

Sur ta gueule


Un poète qui ne choque pas

N’est

Rien


Je choque qui là

Dans mon film d’amour

Une éjac’

Faciale

Le sperme sur tes joues

Enfante eh quoi je ne sais sèche en tous cas


Passe une langue sur mes

Lèvres

Avale

Avale

Passe

Une langue

Ici

Que je puisse

Ouvrir

L’œil


Ça choque qui

Tous ces hommes

Par amour

Qui crachent sur mon front leur sel et

Sous ma langue s’éclatent

Lâchent en rêve

Un goût

Blanc comme la lumière


Combien de bites

Pour mon bain

Ça choque ça des verges

Plein plein mes mains

Plein ma bouche

Et là ça choque qui le coup du bain de foutre

Ah oui puis des poils

Je recrache des poils de couille j’en ai tellement gobé aussi

Des couilles

On pourrait même dire que j’ai des treets

Entre les dents

C’est de la merde agglomérée avec des poils j’en ai tellement bouffé aussi

Des culs

Ah le gourmand c’est la poésie ça

C’est la poésie ?

Un p'tit nouveau

Par les (h)auteurs :: 12/04/2008 à 11:26 :: Etienne Faye
Toujours le même problème :
est ce que je publie sur le blog des (h)auteurs, est-ce que je créé un espace particulier ?

Je vous annonce la création d'un petit nouveau,
en faits un recueil de poésies écrit avant Premier Jet
et intitulé

Rien Rien Carnet Notes Journal
(cliquez)

C'était dans l'entrepôt / Lecture du 19 janvier / Les dernières pages du roman B268

Par les (h)auteurs :: 18/02/2008 à 21:55 :: Etienne Faye

PAN ! Je ne dors pas. Je contemple le plafond de ma chambre. C’est une peau qui a la chair de poule, éclairée par un néon rasant, qui grésille. Je respire sans bouger, le coin d’un oreiller s’incruste au milieu de mon dos, c’est douloureux, je me refuse aux contorsions nécessaires. J’ai faim, je me concentre sur ma faim – il se pourrait que le plafond s’ébranle, il s’embrouille, comme s’il allait appareiller – mon ventre s’isole, c’est une tuyauterie frémissante, entremêlée – un couteau tourne et se retourne en essayant, mais en vain, de s’endormir – je voudrais qu’un train me hache le ventre une bonne fois – je déplace l’objet de mon attention –

mes formes, sensuelles, un trou noir au centre – mes cuisses se dessinent, mes bras semblent se détacher, je dois produire l’effort de respirer – ma poitrine se gonfle soudain – je déplace l’objet de mon attention –

mon crâne est un four : thermostat 8 – avant que la douleur ne m’absorbe tout entier – 9, 10 – mes refuges peu à peu sont submergés – les picotements de chaleur sur mes pommettes font danser sur mes yeux des feux insignifiants : ces lueurs bleues, irisées, extravagantes, elles m’amusent – je sens que j’abandonne – je déplace l’objet de mon attention –

ma colonne vertébrale exige un instant de répit – j’ai faim, je désire la mort – je respire – la mort me paraît belle, à cet instant : ma mort à moi, violente, pas comme on s’endort, non, non, non, je ne veux pas dormir ! Je n’abaisserai pas les paupières, je me les découperai s’il le faut, savoir que je vais mourir maintenant me procure une joie sans partage : oui, sans partage ! Je crois que le plaisir de mourir, aussi bien que la douleur, est égoïste. J’ai reçu un coup, pleine tronche – les visions bleues grésillent – ne pas dormir : je ne désire que la mort – des dents me croquent et me déchirent – une langue caresse mes cordes vocales, les suce comme une friandise – c’est l’amour, ça ? – un grand coup, pleine tronche – c’est l’amour ?

Il y a des mains qui plongent dans mon plexus mou, des lèvres s’ouvrent, fontaine généreuse jaillissante je vois le coulis noir bouillonnant s’échapper paresseux je ne sais si je souffre. Je respire. Une dose traverse la gorge fêlée vers le cœur dérangé danse, danse dans mon ventre la dose – la rage – la fonderie en moi j’explose – mal, mal ! J’ai trop mal ! – j’explose ! La colère prend le tuyau de métal lourd dans ma poitrine me l’arrache en hurlant de dépit de douleur, me déchire la couenne, les muscles sanguins sifflent une vapeur dans l’air sec, il fait froid, de plus en plus froid ! Arrête de geindre ! Respire ! Face au plafond qui s’étoile, émerveillé pourtant, tu cherches un air, de l’air ! La tête en arrière tu chanterais volontiers pour le monde la triste mélopée que tu entends : je n’en veux plus de cette vie. Je n’en veux plus je n’en peux plus. Je me fais l’effet de hanter une parcelle d’espace, qui peu à peu se rétrécit. Je m’agite et puis cela ne sert à rien. Voilà. Je suis un homme qui ne rêve que de paix : n’y ai-je pas droit ? Malheureux comme ça, merde. Brouillé de l’intérieur, écœuré. Je n’arrive pas à réaliser, à me représenter tout ce temps qui est passé. En réponse aux questions que je me posais il y a dix ans : un tel sentiment peut-il s’atténuer avec le temps ?

Un tel sentiment peut-il s'atténuer avec le temps ?

Je me revois sortant de l’adolescence, cette adoration qui m’habitait, j’avais tant d’espérances ! C’est mon corps que j’exposais, je le plongeais tout entier dans le bain fulgurant de mes émotions, de mes désirs, je prenais le soleil ! Tout ce temps qui est passé. Ce soleil, c’était l’amour, c’était le plaisir de l’air libre sur ma peau, je m’y suis brûlé, carbonisé ! Je ne suis qu’un homme trop seul qui ne rêve que de paix. N’y ai-je pas droit, un peu ? Malheureux comme ça, merde.

Je suis fourbu, maintenant. Hors du ring, comme après le combat. Il y a les murs de cet appartement. Il y a les murs de mon quartier, de ma ville où je me frotte à m’en écorcher l’épaule, je fulmine ! Je tourne en rond ! Je n’en peux plus de cette vie. Fatigué de ne pas savoir pourquoi je pose un pied devant l’autre. Fatigué de n’avoir pour raison de vivre que l’espoir fou de me blottir un jour dans tes bras. Parce que c’est ça, la vraie vérité. Tout ce que je fais, tout ce que je suis : une boule nervée d’humanité, réfugiée au creux de ton épaule. Tes biceps qui s’enfoncent dans mes côtes, tes mains ouvertes qui se crispent et s’accrochent à moi, tu m’en grifferais le dos. Parfois, la belle chimère m’enveloppe d’une tendresse qui me protège, je peux mourir à cet instant : je suis bien. Ce serait peut-être mieux que je meurs, quand je suis si bien ! Qu’ils viennent avec leurs bombardiers jusque chez moi ! J’habite ici ! La Croix-Rousse, à Lyon ! Venez me prendre, à la seconde, vite ! Avant que le spectre ne s’effiloche, je veux voir valdinguer vos bombes au-dessus de ma tête !

Qu’elles pètent alors que je suis dans tes bras !

Cette vie d’espoir m’est une mort lente et douloureuse. Je n’en peux plus de cette chair qui bouge, qui vieillie, j’ai l’impression que ma peau se retourne, elle s’ouvre, une fleur atroce, qui s’épanouie, je n’en peux plus de la sentir vivante malgré moi. Elle n’est, peu à peu, que la violence qui m’est faite, la souffrance, une longue traînée froide qui me tire quelque gramme d’eau sale sur l’échine, une dose d’explosif : l’idylle fantasmée – la vision bleue – le plaisir, l’asphyxie – mes tripes cherchent une sortie, elles remontent comme un cri – LE MANQUE DE TOI ME BOUSILLE – ton absence est un petit carré de bitume qui se rapproche – oh putain je suis accroc’– jamais goûté ce produit – tes caresses – l’adolescent demande :  les amours plus précieuses que la vie s’atténuent-elles avec le temps ? – qu’ils envoient leurs bombes ! Cette nuit ! – la dose – c’est plein de couleurs floues tout autour, ça m’éclate ! Je me cogne la tête – L’adulte répond : peut-être.

Lydia Lunch

Par les (h)auteurs :: 07/02/2008 à 22:49 :: Etienne Faye
A la demande de quelques-unes parmi nous, deux informations :

Lydia Lunch la performeuse et poétesse punk est à Lyon au Sonic mardi 12 février - venir tôt à mon avis cette dame est une légende.

Son bouquin s'intitule Paradoxia, collection Motifs éd. du Serpent à Plumes.

Je l'ai lu il y a trop longtemps pour en faire ici une critique. C'est bien sûr une traduction de l'anglais-américain-voire-newyorkais, mais je crois que c'est plutôt bien écrit. Tout ceux qui s'intéressent à cette période déjantée en auront pour leur argent je pense.

On a dansé après

Par les (h)auteurs :: 25/01/2008 à 18:50 :: Etienne Faye



Je dois dire que notre hôte, Philippe, sais rigoler. Il pogote sur Bonvoisin comme personne (ou alors moi).

Ces images-là sont aussi de la photographe dont je ne connais pas le nom... Qu'elle se fasse connaître !

La soirée, les songes et les gestes d'amour des (h)auteurs...

Par les (h)auteurs :: 25/01/2008 à 18:35 :: Etienne Faye


...ou plutôt de quelques uns d'entre nous.

(Vous avez vu ? Judith a arrêté de fumer !)

Les deux meilleurs photos (à mon avis) ne sont pas de moi : d'une invitée que je ne connais pas et que je ne peux donc pas créditer.

Lectures à la maison

Par les (h)auteurs :: 25/01/2008 à 18:20 :: Etienne Faye



Va-t-on nous pardonner la qualité de ces photos d'un soir... (elles ne sont pas toutes de moi, et pour cause, je me caillais les miches dans mon entrepôt. Il ne faisait pas si froid, aller, je m'étais couvert, avec un verre (ou deux).

Enfin, on nous reconnait je crois.


Copinage et Voyage

Par les (h)auteurs :: 20/12/2007 à 14:08 :: Etienne Faye
Pour ceux qui ont aimé les photographies de Borichenko, il y en a d'autres sur le site Le monde à l'usage. Avec les textes (et les vidéos) de Luc Peillon, journaliste.

paires d'ailleurs

Par les (h)auteurs :: 14/12/2007 à 16:44 :: Etienne Faye

Petit nouveau

Par les (h)auteurs :: 16/11/2007 à 11:31 :: Etienne Faye
Si vous avez du temps à perdre il est possible de cliquer sur Premiet Jet

Rêves périmés / une trilogie / épisode 3

Par les (h)auteurs :: 23/10/2007 à 9:52 :: Etienne Faye

La voiture

Il veut une liberté totale. Il est fou, ça fait marrer Pierre. Il a un flingue et on sent que ça lui ferait plaisir de s’en servir. Il casse les vitrines, comme ça, pour les casser, ce n’est pas pour ce qu’il y a à voler, même s’il se sert sans vergogne, sans gêne aucune. Pierre n’approuve pas, il accompagne, il se dit je l’empêcherais d’aller trop loin. Surtout, ça l’amuse. Liberté totale, cela veut dire libération de la violence, liberté totale, cela veut dire il est dingue. Outre Pierre, il y a deux ou trois autres suiveurs, comme Pierre, ils n’agissent pas, ils matent, ils rigolent, se réjouissent du spectacle de la liberté. Le fou dit et si on piquait une grosse voiture. Une Mercedes, une BM. On regarde alentour, une super belle bagnole, une BM. Le fou a une énorme masse dans la main, il se dirige vers l’objet de son désir, mais il y a quelqu’un à l’intérieur, sur le siège arrière, une silhouette. Bon, il faut le tuer, on s’attend au massacre. Le dingue n’hésite pas un instant. Pierre, séduit un instant par l’idée du meurtre, s’affole. Non, non, attend, il y a peut-être une autre voiture à tirer ! Il a beau regarder autour de lui, il y en a partout, des tires, elles forment une masse compacte, rangées les unes derrière les autres, serrées les unes aux autres, non, il n’y a qu’une grosse voiture à la portée d’un voleur, la BM. Pierre décide d’être le premier sur les lieux du crime. Il contourne la bagnole, elle est vraiment belle, il se penche vers le mec, dedans, la silhouette. Il ne sait pas s’il va lui dire de se casser, vite avant que... ou s’il va lui-même le massacrer. Un couteau dans la gorge, ou dans le front. Un coup aussi dans le bide, un meurtre, faut que ça gargouille, que ça se répande. Un bruit de portière, je ne sais. Pierre détourne les yeux, un homme ouvre la porte de devant, la place du mort. Stupeur. C’est le père de Paul, la barbe ne trompe pas. Pierre a un mouvement de recul. Il ne reconnaît pas l’homme, parfaitement calme, qui est resté à l’arrière. Un autre bruit de portière, ou une intuition, il se penche, quelqu’un est au volant. Cheveux blonds décolorés, barbe en collier de la même teinte et pourtant. Il y a le fou derrière moi, il va se déchaîner si je ne fais rien. Le conducteur, c’est Paul.

Rêves périmés / une trilogie / épisode 2

Par les (h)auteurs :: 23/10/2007 à 9:50 :: Etienne Faye

La doublette

Un long escalier de pierre monte raide et droit. On n’en voit pas le bout, ce n’est pas un escalier de merlin, on sait qu’il se termine, on imagine une place d’église, des bancs de bois plantés dans les graviers, l’ombre de quelque platane. Je suis assis en bas de cet escalier. Paul est à côté de moi. Une foule est répartie tout le long, assise sur les marches, comme nous, ou bien debout, appuyée sur les murs clairs et propres qui courent des deux côtés, jusqu’en haut. Des feuillages verts bougent au grès d’un petit vent au-dessus de ces deux haies de pierres blanches. C’est un mariage, c’est un baptême, une réunion de famille, quelque chose qui y ressemble beaucoup, plutôt la famille de Paul, je ne reconnais pas la mienne.

Et puis, il y a cette rumeur. On va jouer aux boules. Formons des doublettes. Une femme qu’on ne voit pas, qui est peut-être déjà tout en haut, parle plus fort que les autres. C’est la mère de Paul, c’est sa voix. Elle dit « Paul jouera avec Pierre ». J’ai eu peur un instant que de voir ainsi son fils collé à moi, jalouse comme je la connais, elle ne profite de l’occasion pour nous séparer. Mais non : Paul jouera avec Pierre, la foule approuve. Oui, oui, Paul et Pierre.

L’escalier se vide en un instant, vers la place de l’église. Paul et Pierre restent assis. Ils se regardent. Mets ce visage dans ta tête, ne l’oublie pas, tu ne le reverras pas. Pierre se détourne et commence l’ascension. Tu ne vas pas te retrouver à cinquante berges à te rendre compte que ce visage t’a obsédé au point que tu ne te fasses plus jamais d’amis. Regardes autour de toi, dès maintenant, ne te retournes pas. Et cependant que tu montes à grand’ peine l’escalier, tu te dis que pour le regard de ton ami, derrière toi, il faut que tu montres le plus d’aisance possible. L’escalier, alors, n’est plus un escalier, une paroi. Mais raide. Tu glisses, tu te hisses à la force des bras, ici tu trouves un appui, tu glisses. Il ne faut pas que Paul te voie en difficulté. Volontaire, tu reprends l’ascension.

Rêves périmés / une trilogie / épisode 1

Par les (h)auteurs :: 22/10/2007 à 19:27 :: Etienne Faye

Le salon

Ce qui semble être un couple d’amis d’humeur badine entre chez l’un des deux protagonistes. Ça rigole, les deux garçons sont très proches, intimes, complices. Heureux d’être ensemble. Cela fait longtemps qu’ils ne s’étaient pas vus.

C’est un petit appartement sombre, ils entrent directement dans le petit salon. L’invité s’assied rapidement dans le canapé marron, on ne sait pas ce qu’ils se racontent, mais on perçoit la tendresse de leur regard, ils se dévorent des yeux. Les sourires sont chaleureux.

Le propriétaire (locataire) des lieux ne s’est pas assis, guilleret il se dirige vers une porte, l’ouvre brusquement et disparaît derrière elle. C’est à l’instant précis où il l’a referme qu’une autre porte s’ouvre. Celle de la chambre, peut-être.

L’invité devine que la femme aux cheveux noirs qui lui fait face est la compagne de son ami. Elle lui lance des regards haineux, comme si elle s’apprêtait à la pire des violences, elle serait prête à lui enfoncer un couteau dans le bide. L’invité ne sait plus où se foutre. Elle grogne des paroles de bienvenu, une formule de politesse. Elle repart comme elle était venue.

Le ballet incongru des portes continu, puisque à l’instant où l’une se ferme, l’autre s’ouvre. Sur l’ami qui revient peut-être des chiotes, avec un sourire penaud qui n’a plus rien d’enjoué. Il semble qu’il ait vécu la scène, il baisse les yeux. Il a honte. Les tentatives bien timides de son invité pour détendre l’atmosphère sonnent creux. Quelque chose s’est cassé.

On ne sait qui, de l’homme ou la femme, rallume la mèche. Toujours est-il que la porte de la chambre est ouverte, on suppose que la femme, n’y tenant plus, est revenue à la charge. Après l’avoir savamment évité, elle cherche l’affrontement. Le couple se déchire avec une violence inouïe, on a le sentiment que l’homme se défend, répondant à l’hystérie par des propos saccadés, il se défend mais ne cherche pas la fuite. Se heurtant à un mur dur et froid, elle finit par lâcher prise, elle siffle une insulte, claque la porte derrière elle. Le témoin est atterré, honteux.

Le silence s’installe dans le petit salon du petit appartement. Le désespoir est tangible. Les deux garçons n’osent plus un échange. Ils sont l’un comme l’autre désemparés, perdus, incapables de réagir. Incommensurable envie de pleurer. L’un comme l’autre ont un sentiment d’implacable abandon. 

Le parking privé de Judith pour de futures lectures en auto(pastoutàfait)(im)mobile. Non mais.

Par les (h)auteurs :: 17/10/2007 à 17:14 :: Etienne Faye

Un bien bel endroit je vous jure

Par les (h)auteurs :: 15/10/2007 à 12:08 :: Etienne Faye
Alors bien sûr vous risquez d'être un peu moins sensibles que moi (Anne en particulier avec ses ambitions hégémoniques) à ces images.
Une webcam bien pourrie, mais avouez que le panorama est sympathique...


Mmmmmm je respire...


La boutique à poèmes / un rêve

Par les (h)auteurs :: 09/10/2007 à 10:32 :: Etienne Faye

René m'a mis son poing dans la gueule.

On a besoin de poète, dit-il en ouvrant son échoppe. On a besoin de poètes à Fons. Dans un quartier qui, sommes toutes, ressemble à la Croix-Rousse, quartier dévasté que nul commerçant n’investit, il a ouvert, de plain-pied sur la rue. Il dit qu’il est à Fons, mais il est à la Croix-Rousse, je crois qu’il est rue Burdeau, la licence poétique n’excuse pas tout, à quoi lui sert l’aplomb ridicule qui lui fait dire qu’il est à Fons ?

Il m’a mis son poing dans la gueule. 

Je rêve...

Par les (h)auteurs :: 02/10/2007 à 23:47 :: Etienne Faye
Et si...




juste pour essayer

Par les (h)auteurs :: 03/08/2007 à 20:47 :: Etienne Faye

Regarder tu regarder regarder

Tu

Regarder regard

Des

Regards des regardais-tu ?

Regardes et regard des regards tus

Tu. Tu. Tu regardes et regardes et retardes et

Tu

tardes et regardes et tues

Tue ! Tue !

Tu gardes égaré ton regard au delà