Rien ne vaut les Beatles
J’écoutais la passion selon saint Jean dans le bureau quand il m’a dit « Je trouve que Bach est mathématique ». Je n’ai pas compris tout de suite. Il m’a lâché la phrase sans ménagement puis il a disparu. Je ne sais pas pourquoi, mais ça m’a glacé le sang dans les veines. J’ai toujours aimé Bach, bien plus que n’importe quel compositeur. Je lui reconnais des qualités que je ne trouve pas aux autres, une supériorité jamais égalée pour l’ensemble de son œuvre, bien que je doute de la connaître entièrement. J’ai pensé que seul un mélomane averti pouvait se permettre de me faire une telle remarque. Le problème c’est qu’il est un mélomane averti, mais il préfère nettement Mozart. Je ne peux pas nier le talent de Mozart, mais je lui préfère nettement Bach.
J’ai essayé de comprendre pourquoi il était aussi affirmatif. Cela venait probablement du fait que Bach était allemand. Il avait certains préjugés sur le peuple germanique concernant leur goût pour l’ordre et la rigueur. Préjugés partagés par un grand nombre et dont on se garde bien de définir l’origine. Je trouvais assez regrettable qu’il tombe dans le piège des généralités et puisse ainsi cataloguer un génie de cette envergure. Malheureusement mon argument n’était pas valable. Mozart était autrichien. Je ne pouvais pas lui reprocher sa mauvaise foi ou son manque de discernement si je tombais à mon tour dans le piège des idées reçues. Je devais trouver une autre explication sinon il m’aurait à juste titre reproché mon absence de logique.
Je répétais intérieurement « Bach est mathématique », comme si la phrase contenait une équation à résoudre. Si Bach est mathématique, la solution l’était forcément. Malheureusement, je n’avais pas un esprit cartésien. J’ai cru un instant avoir trouvé la faille. En effet, je ne pouvais raisonnablement pas apprécié Bach, qualifié de mathématique si je ne l’étais pas moi même. Cela non plus n’était pas très convaincant. Je devais réviser mes arguments. Bach après tout n’était qu’un prétexte, bien qu’il soit devenu l’objet de ma réflexion, le sujet principal de mon interrogation.
J’émettais l’hypothèse qu’il voulait simplement me faire du mal, me peiner. Pourquoi sinon être aussi catégorique ? C’était un jugement de valeur, personnel et sans appel. Je ne pouvais rien rétorquer, rien contester Qu’est-ce que j’avais bien pu faire pour mériter une telle attaque ? Je ne me souvenais pas l’avoir vexé récemment ni blessé dans son amour propre comme il venait de le faire. Me dire « Bach est mathématique » m’obligeait à répondre, à défendre mon point de vue et il savait que je n’étais pas experte en la matière. Je ne savais pas quoi faire sinon ruminer dans mon coin et ce n’était pas une bonne idée.
J’ai traversé le patio. Il préparait du café en cuisine et ne s’est pas interrompu. Je me suis plantée devant lui et je lui ai dit, « Tu ne peux pas dire que Bach est mathématique, ce n’est pas vrai ». Il m’a regardé en souriant « Tu veux du café ? ». J’ai pensé qu’il se moquait de moi, « Tu as entendu ce que je t’ai dit ? Bach n’est pas mathématique ». Il a soufflé sur son café, « Moi, je trouve qu’il est mathématique. Sa musique est trop précise, presque automatique, pas assez mélodique. » J’étais folle de rage « C’est faux ! Pour toi, il n’y a que Mozart. En plus, il est autrichien ». Il a bu une gorgée, « Je ne vois pas le rapport ! Mozart, lui, est mélodieux». J’étais à cours de ressource et lui savourait sa victoire en dégustant son café, « Il est vraiment délicieux. Tu es sûre que tu ne veux pas une tasse ? ». Je ne pouvais pas déclarer forfait aussi facilement, « Est-ce que tu as seulement pris le temps de vraiment écouter Bach ? ». Il n’avait pas l’air de me prendre au sérieux, « Oui, justement j’ai pris le temps ». Cette fois, c’était sans appel, il n’y avait plus rien à attendre de cette conversation.
Je me suis servie du café avec la Passion selon saint Matthieu en tête. J’avais changé de saint et je ne voyais toujours pas ce qu’il voulait dire. Je ne comprenais pas le mot « mathématique », en tous cas, pas dans ce contexte, pas s’agissant de Bach. Il pensait peut-être à nous quand il employait ce mot. Il essayait peut-être de me dire qu’il me trouvait mathématique, que notre relation était réglée comme du papier à musique, sans surprise, qu’elle avait perdu de sa fraîcheur. J’ai hésité à relancer le sujet. Il avait l’air tellement calme et sûr de lui. Je regrettais de ne pas savoir comment me tirer d’affaire. Il attendait quelque chose et Bach n’avait rien à voir là-dedans. Son café était délicieux mais je ne lui ai pas dit. Je n’avais aucune raison d’être fâchée ou vexée, pourtant j’étais vexée et fâchée. Il ne se rendait compte de rien et cela m’agaçait davantage. La situation était parfaitement ridicule.
J’ai regardé la machine à laver. Elle était pleine de linge que je n’avais toujours pas étendu, mais ce n’était vraiment pas le moment d’avoir ce genre de pensées. J’essayais de me vider la tête et de trouver une contenance. Je préparais une sortie théâtrale. J’ai posé la tasse en la choquant contre la soutasse. « Bach n’est pas mathématique, que tu le veuilles ou non ». J’ai quitté la pièce sans lui laisser le temps de répondre, sans voir son petit sourire moqueur. Je me suis enfermée dans le bureau. La passion était terminée. Je n’avais plus envie d’écouter Bach, pas maintenant, c’était impossible. Je ne savais pas si j’étais triste ou en colère. J’ai mis un disque en montant le volume. Après tout, rien ne vaut les Beatles et All you needs is love a envahit la maison.
PAN ! Je ne dors pas. Je contemple le plafond de ma chambre. C’est une peau qui a la chair de poule, éclairée par un néon rasant, qui grésille. Je respire sans bouger, le coin d’un oreiller s’incruste au milieu de mon dos, c’est douloureux, je me refuse aux contorsions nécessaires. J’ai faim, je me concentre sur ma faim – il se pourrait que le plafond s’ébranle, il s’embrouille, comme s’il allait appareiller – mon ventre s’isole, c’est une tuyauterie frémissante, entremêlée – un couteau tourne et se retourne en essayant, mais en vain, de s’endormir – je voudrais qu’un train me hache le ventre une bonne fois – je déplace l’objet de mon attention –
mes formes, sensuelles, un trou noir au centre – mes cuisses se dessinent, mes bras semblent se détacher, je dois produire l’effort de respirer – ma poitrine se gonfle soudain – je déplace l’objet de mon attention –
mon crâne est un four : thermostat 8 – avant que la douleur ne m’absorbe tout entier – 9, 10 – mes refuges peu à peu sont submergés – les picotements de chaleur sur mes pommettes font danser sur mes yeux des feux insignifiants : ces lueurs bleues, irisées, extravagantes, elles m’amusent – je sens que j’abandonne – je déplace l’objet de mon attention –
ma colonne vertébrale exige un instant de répit – j’ai faim, je désire la mort – je respire – la mort me paraît belle, à cet instant : ma mort à moi, violente, pas comme on s’endort, non, non, non, je ne veux pas dormir ! Je n’abaisserai pas les paupières, je me les découperai s’il le faut, savoir que je vais mourir maintenant me procure une joie sans partage : oui, sans partage ! Je crois que le plaisir de mourir, aussi bien que la douleur, est égoïste. J’ai reçu un coup, pleine tronche – les visions bleues grésillent – ne pas dormir : je ne désire que la mort – des dents me croquent et me déchirent – une langue caresse mes cordes vocales, les suce comme une friandise – c’est l’amour, ça ? – un grand coup, pleine tronche – c’est l’amour ?
Il y a des mains qui plongent dans mon plexus mou, des lèvres s’ouvrent, fontaine généreuse jaillissante je vois le coulis noir bouillonnant s’échapper paresseux je ne sais si je souffre. Je respire. Une dose traverse la gorge fêlée vers le cœur dérangé danse, danse dans mon ventre la dose – la rage – la fonderie en moi j’explose – mal, mal ! J’ai trop mal ! – j’explose ! La colère prend le tuyau de métal lourd dans ma poitrine me l’arrache en hurlant de dépit de douleur, me déchire la couenne, les muscles sanguins sifflent une vapeur dans l’air sec, il fait froid, de plus en plus froid ! Arrête de geindre ! Respire ! Face au plafond qui s’étoile, émerveillé pourtant, tu cherches un air, de l’air ! La tête en arrière tu chanterais volontiers pour le monde la triste mélopée que tu entends : je n’en veux plus de cette vie. Je n’en veux plus je n’en peux plus. Je me fais l’effet de hanter une parcelle d’espace, qui peu à peu se rétrécit. Je m’agite et puis cela ne sert à rien. Voilà. Je suis un homme qui ne rêve que de paix : n’y ai-je pas droit ? Malheureux comme ça, merde. Brouillé de l’intérieur, écœuré. Je n’arrive pas à réaliser, à me représenter tout ce temps qui est passé. En réponse aux questions que je me posais il y a dix ans : un tel sentiment peut-il s’atténuer avec le temps ?
Un tel sentiment peut-il s'atténuer avec le temps ?
Je me revois sortant de l’adolescence, cette adoration qui m’habitait, j’avais tant d’espérances ! C’est mon corps que j’exposais, je le plongeais tout entier dans le bain fulgurant de mes émotions, de mes désirs, je prenais le soleil ! Tout ce temps qui est passé. Ce soleil, c’était l’amour, c’était le plaisir de l’air libre sur ma peau, je m’y suis brûlé, carbonisé ! Je ne suis qu’un homme trop seul qui ne rêve que de paix. N’y ai-je pas droit, un peu ? Malheureux comme ça, merde.
Je suis fourbu, maintenant. Hors du ring, comme après le combat. Il y a les murs de cet appartement. Il y a les murs de mon quartier, de ma ville où je me frotte à m’en écorcher l’épaule, je fulmine ! Je tourne en rond ! Je n’en peux plus de cette vie. Fatigué de ne pas savoir pourquoi je pose un pied devant l’autre. Fatigué de n’avoir pour raison de vivre que l’espoir fou de me blottir un jour dans tes bras. Parce que c’est ça, la vraie vérité. Tout ce que je fais, tout ce que je suis : une boule nervée d’humanité, réfugiée au creux de ton épaule. Tes biceps qui s’enfoncent dans mes côtes, tes mains ouvertes qui se crispent et s’accrochent à moi, tu m’en grifferais le dos. Parfois, la belle chimère m’enveloppe d’une tendresse qui me protège, je peux mourir à cet instant : je suis bien. Ce serait peut-être mieux que je meurs, quand je suis si bien ! Qu’ils viennent avec leurs bombardiers jusque chez moi ! J’habite ici ! La Croix-Rousse, à Lyon ! Venez me prendre, à la seconde, vite ! Avant que le spectre ne s’effiloche, je veux voir valdinguer vos bombes au-dessus de ma tête !
Qu’elles pètent alors que je suis dans tes bras !
Cette vie d’espoir m’est une mort lente et douloureuse. Je n’en peux plus de cette chair qui bouge, qui vieillie, j’ai l’impression que ma peau se retourne, elle s’ouvre, une fleur atroce, qui s’épanouie, je n’en peux plus de la sentir vivante malgré moi. Elle n’est, peu à peu, que la violence qui m’est faite, la souffrance, une longue traînée froide qui me tire quelque gramme d’eau sale sur l’échine, une dose d’explosif : l’idylle fantasmée – la vision bleue – le plaisir, l’asphyxie – mes tripes cherchent une sortie, elles remontent comme un cri – LE MANQUE DE TOI ME BOUSILLE – ton absence est un petit carré de bitume qui se rapproche – oh putain je suis accroc’– jamais goûté ce produit – tes caresses – l’adolescent demande : les amours plus précieuses que la vie s’atténuent-elles avec le temps ? – qu’ils envoient leurs bombes ! Cette nuit ! – la dose – c’est plein de couleurs floues tout autour, ça m’éclate ! Je me cogne la tête – L’adulte répond : peut-être.
« Vous avez trouvé facilement ? »
Rassurez-vous, je vais vous expliquer pourquoi je suis là, ici, las, si las, ici bas…
la cave.
La cave ? Parce que pas de grenier où tout renier. Et puis le grenier,
il y a des poutres et ça sent la corde…
Alors s’enfouir au lieu de s’enfuir.
Au début, la cave c’était pour moi qu’un non lieu, où stagnaient les objets
subissant sentences d’usage et d’usures ou manque de place. Encombrant encombrants devenus obsolètes.
C’était un entrepôt avant que je ne sois moi aussi, sur la sellette de cet entrepont.
Au début nous étions faits l’un pour l’autre, évidemment.
Nous-nous étions choisis avec contrat, avec la complicité d’un employé de mairie
et le plein de famille et d’amis tout autour. Cela avait l’air joyeux. Un ciel clair, il faisait même beau. Peut-être aurait-il fallu qu’il pleuve ?
Et puis… l’état de grâce devint assez vite l’état de garce ! Je ne la trouvais plus belle.
Sortir les poubelles après des repas devenus silencieux, devint salvateur pour éviter toute salve. Eviter le face à folle de l’après, juste avant. Les poubelles,
ma success scories ! Une récré rituelle que de sortir jusqu’au coin de la rue
et revenir à cloche-pied, en rêvant de devenir clochard dans une ville voisine.
Oh,… si seulement j’avais pu avoir un chien ! Un vieux, avec des problèmes intestinaux, un, à emmener par obligations, plusieurs fois saloper les trottoirs
du quartier. M’échapper et ainsi choper d’autres complices de chieurs de caniveaux.
Convenir de rendez-vous de réverbères, chercher la collusion, monter une association, un gang, de pollués de la vie cherchant dépollution éco-
logique du logis. Un gang de résignés résolus à sortir de la gangue.
Echafauder l’évasion pour éviter l’échafaud, collecter des fonds pour ne plus
le toucher, franchir le mur du « on », lever une armée, avec des hordes de chiens féroces et pas physionomistes ! Enjamber le possible, devenir commanditaires
de meurtres effroyables…
…et puis, rentrer, en se disant, à demain. Vernis des nervis entamé, rétamé sur quelques portails. Salle défaite. Salle polyvalente. Voix invalide. La stéréo ne marche plus. Vivre avec une mono. Directrice en plus de ça. Pas de chien.
Allergie pour elle. Pour moi, à l’air gît ce vœu canin.
Au début…, après avoir été faits l’un pour l’autre, nous devînmes félin pour l’autre.
Prendre le guépard, grivèlerie ? Mais tant de choses fétides font que nous nous lions. Elle pue ma peine. Coup, gare aux coups bas. Tigre de papier froissé. Pusillanime.
Et puis… à force de renfoncement, le puits sans fond s’illumine.
J’ai trouvé un havre dopé. Ma propre Bretagne, mon propre Finistère, où tout s’arrête. Dire non au phalanstère en haut de l’escalier, qui finit par se taire,
une fois éventées les souffrances inventées, invitées, éventrées, évitées par quelques centimètres de dalle. Eviter les balles. Décharger le ballot, lors d’une escale
où mouiller pour oublier là haut la calle sèche. Tanguer seul au fond,
au lieu de se faire tancer. Valse des mots clos refusée, pour la vase du cachot.
Un otage volontaire refusant les étages.
Près de la cuve à fioul, je crachais mon fiel.
Avec idée, aidé, mon fiel aurait pu devenir « fidèle ».
Au début… nous étions tuteurs l’un pour l’autre. Heureux, sans se mener
à la baguette, de se voir grandir chacun son tour. Aujourd’hui problèmes de santé.
Je t’ai oublié. « T » oublié. De tuteurs, nous étions devenus tueurs l’un pour l’autre. Abdos trop faibles pour encaisser, abdiquer ! M’enterrer au lieu de m’endetter sur quelques mendicités.
Ne pas perdre la raison, ne pas chuter, mais en trouver de bonnes pour descendre… Dans la cave.
Des raisons sûres :
- réparer la chaudière (préalablement détraquée par mes soins). Salissant et, une fois réparée ?
- fouilles archéologiques (suite à des révélations inventées de voisins). Salissant également. (Et puis de voir une cave avec du trou dedans, je vais penser à la Belgique.)
- Bricolage en tout genre. Salissant, je déteste ça ! Elle, par contre adorerait.
Des raisons dures :
- élevage de tarentules ! Elle déteste, moi aussi et, ça mange quoi ?
- apprendre à jouer de la cornemuse par correspondance !
- Sculpture ! Oui, sur métal. Scie, scie circulaire, marteau…
- Sur pierre, marteau piqueur. Je déteste le bruit.
Raisons pures :
Je suis devenu poseur de questions. Oui ! Et à haute voix. Très haute parfois, d’où…, la cave.
Attention, pas des questions auxquelles on répond par une autre question, comme :
« Tu n’aurais pas vu mes clefs ?
- Tu les avais mises où ? »
Ou encore :
« Où est la bassine de d’ssous l’évier ?
- Pour faire quoi avec ? »
Non, non, non de vraies questions, de vrais questionnements.
Parce que la seule chose qui compte, c’est d’oser se poser le problème.
De le dire, de le clamer aux autres. Leur avouer que l’on est dans le doute.
La réponse elle, on s’en fout la plupart du temps, elle est même peut-être déjà caduque. Hisser le caducée à la recherche de pansements ? Je préfère penser à évacuer le pus, je draine, j’aère, je proclame et ne réclame rien.
Au début, je donnai dans le pratique.
C’est que j’avais plein de questions dans ma tête qui ne demandaient qu’à sortir.
« Pourquoi le métro roule à gauche ?! »
« Pourquoi les métros roulent à gauche ?! »
« Pourquoi les métros roulent à gauche ?! »
Je pouvais ainsi bloquer une semaine, voire plus –« pourquoi le métro roule
à gauche », je ne sais, je crois, que je ne sais toujours pas pourquoi.
Quelque fois, soupirait d’un soupirail la tentative d’une réponse d’un voisin excédé. Mais une réponse nocturne et ponctuée d’une grossièreté, pouvait être à coup sûr, sans valeur. Et puis j’en ai reçu une, poétique une fois par courrier. Faut dire que « Pourquoi le métro roule à gauche ?! » était un grand classique, assez récurrent même. La lettre de voisins disait en écho à : « Pourquoi le métro roule à gauche ?! »
- « pare ce qu’il n’a pas été, à l’auto-école, en métropole, Ducon ! »
Sûrement des Antillais ? Bien sur, aussi tôt reçue cette réponse, je la transformai
en question !
« Pourquoi l’auto-école en métropole, Ducon ? » Celle-ci me dura bien un bon trimestre à gueuler ici. Brailler comme aveugle aux murs borgne de soupirs hauts. Toujours à répéter : « pourquoi l’auto-école en métropole, Ducon ? »
A répéter encore et encore. Répétitions bornées et éclatantes de tant d’acharnement. Tautologie. Logique, je suis comptable à domicile.
Et puis un jour, souffrant de la gorge à force de gueuler, chômage aphone, dommages atones, heurté d’éructer, relire la lettre d’admirateur.
Ce n’est pas « Ducon », mais, Ducos, écrit là.
Puis, vite, de chercher, haletant attelé à l’atlas, interne Internet pour être sûr.
Ducos, commune du Sud de la Martinique… On m’entendait jusque là-bas ? L’enveloppe pour vérifier, non retrouvée. Ducos, nom venant d’un ministre de
la marine de Napoléon III, Théodore Ducos. Commune autrefois appelée
« Trou au chat » !
Un signe, je ronronnais déjà de plaisir dans mon antre devenu fosse d’aisance.
Au début, bien sûr, devenir fou n’était pas un plan, n’était pas programmé.
Et puis questions gueulées faisant, plus le coté ermite, ce nouveau statut imposé
par toute connaissance et tout voisinage, se révéla pratique.
Je pratiquais une nouvelle révélation, régénéré en dégénéré !
J’ai depuis, bien digéré cet état aux frontières carrées néanmoins perméables.
Ma case vide se remplissait.
Crieur de questions, devenu Rieur de questions !
« Une femme canon est-ce de la poudre aux yeux ? – Cela dépend de son pétard ? »
« À être tête de mule devient-on pantouflard ? »
« Peut-on se faire couper l’herbe sous le pied, quand on a un poil dans la main »
« Emballer des balais ? »
« DVD ou aider Dave ? »
« Peut-on remplir un formulaire quand il vous manque une case ? »
Riez, essayez de rire… de tout cela, j’en ai fait des livres. Si, ils sont en vente, là haut dans le salon. Mais ce n’est plus elle qui tient la caisse, dans la grotte, j’ai rencontré une autre paire d’ailes.
Demain je redeviens gai !
Le nase de la cave se rebiffe !
Je lâche la cornemuse de brume
Pour un sax étincelant !...
…et transforme la cave en… caveau !
A la demande de quelques-unes parmi nous, deux informations :
Lydia Lunch la performeuse et poétesse punk est à Lyon
au Sonic mardi 12 février - venir tôt à mon avis cette dame est une légende.
Son bouquin s'intitule
Paradoxia, collection Motifs éd. du Serpent à Plumes.
Je l'ai lu il y a trop longtemps pour en faire ici une critique. C'est bien sûr une traduction de l'anglais-américain-voire-newyorkais, mais je crois que c'est plutôt bien écrit. Tout ceux qui s'intéressent à cette période déjantée en auront pour leur argent je pense.
La revue LE CROQUANT présente son numéro 55-56
"Modernité, entre technique et esthétique"
Patrick Ravella publie dans ce numéro un article qui résume l'état actuel de ses
connaissances sous le titre : "épreuves d'artistes"
Apéritif rencontre à la librairie "A plus d'un Titre"
4 quai de la pêcherie, Lyon
le 9 février 2008 de 11H à 13 H
( dispositif:texte écrit sur voile et montée sur un grand châssis.lumière projetée en indirect sur le mur.voix intercalée avec bande sonore:cris d'enfants dans une cour.une grande redingote noire accrochée au mur)
Une grande silhouette.
(Cris des enfants à fond.)
ASSEZ,ASSEZ!!!!!!!
les petits bouts de rien,oui,ça passent,et l'ombre tisse les lignes sur la lumière.
Une grande silhouette,si grande qu'elle surplombe l'échelle du ciel,et,noire,tiend debout.
Elle m'effraye.
c'est la tenue du jour.du 19.
demain,elle sera en soutane pour tromper la prière,
et après demain elle sera en mariée pour tromper sa moitié.
Plus tard,elle sera en robe de magistrat pour tromper les dossiers.
Encore après,elle portera combinaison de plongée et bouteille pour tromper la mer,
tromper la terre en spéléo et en auto.
Et après en char pour tromper la guerre.
De pompier,pour tromper le feu,
d'Académicien,acheté pour rien
de gendarme pour tromper l'ordre,
de croque-mort pour tromper la mort,
de l'apiculteur pour tromper les fleurs,
du forçat pour tromper la honte,
du banquier pour tromper le fric,
du marchand pour tromper les plans,
de l'amour pour tromper le sexe,
du corbeau pour tromper le fromage,
le gibier en chasseur,
l'élève en professeur,
le miroir son reflet,
le costume de la « haute autorité de sauvegarde provisoire »pour tromper l'humanité,
du liquidateur pour tromper Dieu.
Quand de sa haute stature,elle définira le sol pour s'y coucher,se reposer,poser l'armure,
trier les cris des autres,s'en accommoder?
d'autres ,enfin,ont tiré la brouette,à la main.ils ont construit morceau par morceau l'édifice,
le monticule de mémoire dont ils ont rempli leur sac.chacun son sac à dos.
Ils n'ont pas les habits du changement,le luxe de la bifurcation.
Ils ont le rail inscrit à l'intérieur,bien arrîmé.
Ils sont petits et rapetissent jusqu'à hurler dans la cour,
« vous m'entendez? »
page 2
« cris à nouveau,bande sonore à fond »
il n'y a pas d'oreilles pour entendre,même spécialisées.il n'y a que des yeux démesurés.
qui propose?qui détruit?qui gagne?qui ajoute?qui existe?qui joue?
Qui critique?qui juge?qui prononce?qui attaque?qui dénonce?qui ironise?
Qui acquièse?qui oblige?
l'énorme oeil surveille les petits vers en crise.
Qui révèle?qui choisit,qui construit?qui pilote?qui dorlotte?qui pense?
l'oeil de géant contôle jusqu'à l'écoeurement,aveugle aveuglé,les images pléthoriques et frénétiques
des petits vers affairés,conformés,classés,étiquetés,numérotés.
les petits vers s'agitent.ils ont la force du nombre indiférencié.le costume du remplaçant ne les impressionne pas.ils vont grimper le long des jambes,entrer dans les manches,
atteindrent les manettes du temps.
Les petits vers vont conduirent: leurs vélos,leurs brouettes à air comprimé.
Ils vont se transformer en mites.ils vont miter le costume,miter l'espace et le temps,se propager sur Mars et la Lune.ils vont à force,manger dans toutes les poches,absorber chaîne et trame,pactiser avec les Parques.
Les petits bouts de rien crient dans l'arrière-cour. ( bande sonore )
« aimes à la folie! »
« vous m'entendez!,vous m'entendez »
« ma meilleure copine s'appelle Emma,ma meilleure copine s'appelle Marie...... »
l'oeil n'entend toujours pas.............
Marie se fâche avec Emma.
Le grand ciel traîne et s'obscurcit.souffles et raffales tourmentent l'horizontale.
Emma aime à la folie et Marie est jalouse.Emma grimpe dans tous les costumes du théâtre mageur,celui de la cour.elle dissout les formes pour les incorporer.elle aurait voulu tous les rôles
mais elle est trop petite et son estomac douloureux.Marie se contente d'endosser le rôle de la vierge,
potiche adulée mais elle s'ennuit dans son rôle,et son enfant lui pèse à la longue.Marie décide de quitter son piédestal.elle rejoint le groupe de filles qui militent pour l'avortement.
et si elle avait avorté?comme l'histoire des petits bouts aurait changée!!!!!!plus de bébé pesant dans les bras,plus de statufaction séculaire!!!!!libre,petite et anonyme,libre d'endosser le costume de Médée,d'Andromaque,et de la belle Hélène,le costume d'une femme pour qui les hommes s'entre-tuent et non pas tombent à genoux.elle aurait pu y penser plus tôt!!!!tant et tant de siècles médusés!!
Dans la cour les petits vers s'agitent. « cris,bande sonore. »
« vous m'entendez? »
page 3
Emma aime à la folie.
Elle sait plonger dans la mer.(- 42 m )
et grimper sur la terre. (+ 4.000 m )
fabriquer,maçonner,marteler,empiler,enduire,lisser,raper,laver,cuisiner,caresser,coudre,aroser,sauter,compter,elle sait lire et écrire,elle sait rire.
Elle sait chanter avec les oiseaux,miauler avec les chats,courir à perdre haleine avec tous les chiens fous.elle sait creuser la terre et regarder des heures d'autres petits vers biscornus,nus.elle sait parler,penser,apprendre d'autres langages.elle sait souffrir.
Mais Marie est jalouse.lointaine,elle encourage les discours et prières,prosternations.
Le ciel s'obscurcit par vages et poussées du sud.
La grande silhouette noire surplombe Marie.
« vous m'entendez ?,vous m'entendez ? » (cris: bande sonore )
le petit bois dans la brouette ,bien serré,attend le petit coin du feu.
Mefepeme. pour le bureau des (h)auteurs. N° 19.01.2008.
Autant le dire de suite, je déteste les bains. En fait, j’aime l’idée du bain, mais je n’en ai pas la patience. Je passe vite du bienfait relaxant à l’effet émollient. Tout corps plongé dans le liquide se soustrait à la pesanteur disait Euréka. Moi, dans la baignoire, mes fesses pèsent sur la bonde et je ne remonte jamais. Je ne vogue pas sur l’écume tel le voilier de plaisance. Je reste dans les abysses, loin de la lumière. Les monstres invisibles rodent, des tentacules sournois me frôlent. Le plancton m’a à l’œil qu’il n’a pas. Il ricane sans un bruit. Je pèse, tout pèse. Dans la baignoire, les minutes sont plus lourdes, l’air n’apporte que sudation et oppression. J’y deviens claustrophobe, comme englué dans une mélasse dont je ne m’extirperai jamais. Je suis Marat, mon agonie est lente et inexorable.
J’ai bien tenté d’adoucir l’atmosphère par l’apport de bougies distillant lumières et scintillement. Je me suis découvert une allergie à la paraffine et j’ai connu les dévastations des crises d’asthme. J’ai pensé à la musique, genre Nature & Découverte, mais l’image de Claude François m’est revenue ; tout cramé d’électrocution, tout gonflé de noyade, comme une huître rance cuite. Funeste fin qui sied aux stars mais pas à moi, non, pas à moi. J’ai essayé les sels de bains ; ils m’irritaient le cul. J’ai mis des boules effervescentes avec pétales de roses et onguents aphrodisiaques ; ça fait pschitt puis les cadavres flottent à la surface. On se sent désemparé comme l’enfant à qui l’on annonce que le père Noël, c’est fini. Je préfère éviter les illusions qui finissent mal. Je continue à croire au Père Noël, c’est comme ça, même si le tarif augmente chaque année. La mousse a tous les attraits qui devraient me ravir. Petits chuchotis, lascive et imaginative, ouate vol au vent. Mais je sens très vite son pouvoir corrosif, j’ai l’impression de rouiller plus vite qu’une épave. Et puis l’eau qui n’est jamais à la bonne température, ou trop chaude, ou trop froide. Cette eau que je soupçonne d’avoir desquamé mon derme. Moi qui adolescent bronzais comme du bon pain, je ne ressemble plus qu’à de la pâte. Je passe du lait caillé au rouge Albion puis m’en retourne au blanc purulent sans jamais plus arborer de couleur d’éphèbe croustillant. Ma peau reste cadavérique et n’a plus rien de l’appétence de la jeunesse. Je barbote dans mon bain et je suis obligé de constater le carnage ; une peau rêche et livide où quelques poils disgracieux poussent comme des cactus dans un désert de pierres et de lézards fossilisés. Mes bourrelets flottent comme des poissons morts. Ma baignoire n’a rien du sauna sensuel pour publicité de yaourt bulgare, c’est un cimetière marin qui grince et brûle sous le sel de la quarantaine. Je n’imagine aucune naïade, aucune sirène, aucune princesse, venir se lover dans mon corps d’amidon. Cette couche où jadis je sculptais montagnes et vallées sous l’inspiration d’ébats intrépides et audacieux. Des gloussements naissaient des geysers. Aujourd’hui, Waterloo, corne pleine. Le bain m’a cocufié. Donnez-moi une femme et vous verrez que ce baldaquin ne sera que bauge. Ma hanche carambolera son sein, une fesse enfoncera une côte, mon sexe ne trouvera aucun sésame, nous couinerons comme du plastique, nous gémirons comme les spires d’un matelas épuisé, nous serons deux limaces ventouses, encastrées et échouées. Il nous faudra une grue pour nous désincarcérer. Nous souffrirons le martyr pour nous décoller de l’émail et toute idée de dignité sera piétinée.
Je rêve d’un nettoyage à sec, comme pour les étoffes précieuses. Me laver et me détendre avec la seule vapeur. M’extirper de cette fange et atteindre le pommeau de la douche. Tirer sur la chevillette que ma bobinette chérira. Un jet de locomotive me submerge, fait disparaître l’acide, m’embrume, je pars dans un voyage de soie et de printemps. Je suis tonique, debout, je ne fuis plus comme un problème de mathématique.
Je connais un ami qui refuse de se laver entièrement plus d’une fois par semaine. Il veut préserver le velouté de sa peau et l‘authenticité de son odeur, dit-il. Il ajoute que c’est sa carte d’identité, l’affirmation de son unicité, c’est toujours moins judiciaire que des empreintes digitales, pérore-t-il. Rien que du naturel, le souffle des grands espaces, l’aventure au creux d’une aisselle. Comme l’époque est hygiéniste, il tient le secret bien gardé. Lorsqu’il loge chez des amis chez qui la toilette est quotidienne, il ne discute pas, il ne cherche pas à s’épuiser dans de vaines arguties, il s’enferme dans la salle de bains, fait couler l’eau, vide le shampoing au karité et le savon au jojoba dans le lavabo et chantonne avec conviction. Il passe sa brosse à cheveux sous le robinet et se peigne ; il a vu certains acteurs d’Hollywood le faire. Il fait des mots croisés pendant que la baignoire se remplit transformant la pièce en hammam. Il reste longtemps pour que l’admiration des autres se mue en léger agacement puis en franche culpabilité. Enfin, il actionne le siphon, se lave les dents, se parfume légèrement et sort la mine ravie, le pied humide dans la pantoufle pour asseoir son crédit. Ça, il l’a vu dans une émission de Jacques Martin.
- Ah, ça fait du bien, un bon bain ! Quel bonheur, cette douche ! Rien de tel pour commencer la journée ! C’est mieux que la sieste ! Mieux qu’une gaufre à la chantilly et aux fraises ! Mieux que France-Brésil 98 ! Mieux que Carla et Nicolas dans mon lit !
Vous le saviez qu’à l’étranger, le Français a la réputation de se laver fort peu et disons-le d’embaumer ? Je ne comprends pas cette réputation, je ne suis pourtant pas si connu.
C’est tout de même angoissant tout ce grabuge fait autour du corps. On doit le montrer, le conserver, l‘inonder d’essences chimiques. C’est comme un passeport. L’espace d’intimité se réduit, où peut-on encore laisser s’épancher notre envie de pisser sur les fleurs, laisser gambader nos mauvais penchants qui prouvent notre existence singulière ? Je ne veux pas me laver tous les jours ! Je veux pouvoir être un mauvais garçon ! Je veux sentir la chèvre et manger de l’herbe ! Je veux recommencer à fumer ! Je veux dormir avec ma petite fille quand j’ai peur ! Je veux que mon fils parle pour moi à ses copines ! Je veux abuser de mes étudiantes ! Je ne veux pas être propre, débarrassé de mes défauts et délits, prêt à être emménagé par d’autres. Je veux être une cahute insalubre que personne ne veut louer. Je veux être chez moi chez moi ! Je ne veux pas vieillir, je ne veux pas du regard des autres ! Je veux m’enlever ce maillot ridicule qui m’étouffe et me colle à la peau ! J’ai faim ! Je veux danser ! Je veux que l’OL gagne la coupe d’Europe, je ne veux plus penser à l’argent, à Bush et au Darfour, je ne veux plus d’idées que je ne saurais prolonger en actes, je ne veux pas devenir une étiquette, je veux une femme !
je voudrai poser sur le blog le texte que j'avais fait pour l'entrepôt:"une grande silhouette " mais je n'y arrive pas,
ainsi que les photos d'aileurs.désolée,je suis demeurée.......... mefepeme.
Je les avais prévenus I
Je les avais prévenus en début d'année.
Je leur avais dit, j'ai des projets personnels, personnels pas dans le sens, projets de vie, parce que ça, je n'y pense même pas, non, personnels dans le style boulot, commande, textes potentiellement rentables, c'est-à-dire payés, c'est-à-dire pas forcément foncièrement complètement incompatibles avec la possibilité d'un projet de vie.
Bref, j'avais dit : les lectures des (h)auteurs, perso, c'est fond de tiroir et recyclage. Pas question, comme l'année dernière, de perdre du temps à écrire, à écrire pour le plaisir.
J'ai de trop gros chantiers ailleurs, des trucs lourds, un peu comme une grande grande étendue marécageuse qu'il me faudrait assécher à la petite cuiller.
Outre l'absurdité de la tâche, que j'ai décidée, depuis longtemps, de ne plus questionner, sinon, autant mettre des cailloux dans ses poches, du sable dans sa bouche et sauter, pieds et poings liés, dans ce foutu marécage, donc, outre l'absurdité de la tâche, puisque sans vouloir jouer sur le registre judéo-chrétien de l'épreuve ou de la mission, on ne peut quand même pas nier que c'est d'un labeur dont il s'agit, je voudrais m'attacher à construire.
Projeter dans le long terme. Utiliser le sable, que je suis souvent bien tentée de me fourrer dans la bouche pour étouffer un cri, mélanger ce sable, donc, à l'eau, et cimenter quelque chose dans la durée. Arrêter de me faufiler dans les interstices, même si ça sert parfois à colmater des failles, des béances, voire des abîmes, disons, faire autre chose que m'immiscer dans des fissures qu'on ne remarque que si on a le regard aiguisé pour.
Donc, ne pas me contenter de creuser un sillon dans un champ en jachère, mais viser le développement durable, m'inscrire à la fois dans le temps et dans le paysage, bref, pas survivre, mais exister.
Samedi 2 février … 18h26
Samedi 2 février … 18h26
Samedi 2 février … 18h26
Samedi 2 février … 18h26
Samedi 2 février … 18h26
Samedi 2 février … 18h26
Samedi 2 février … 18h26
Samedi 2 février … 18h27
ça lit
ça fume
ça danse
ça photographie
ça (s')expose
mais est-ce que ça écrit ???



Je dois dire que notre hôte, Philippe, sais rigoler. Il pogote sur Bonvoisin comme personne (ou alors moi).
Ces images-là sont aussi de la photographe dont je ne connais pas le nom... Qu'elle se fasse connaître !





...ou plutôt de quelques uns d'entre nous.
(Vous avez vu ? Judith a arrêté de fumer !)
Les deux meilleurs photos (à mon avis) ne sont pas de moi : d'une invitée que je ne connais pas et que je ne peux donc pas créditer.




Va-t-on nous pardonner la qualité de ces photos d'un soir... (elles ne sont pas toutes de moi, et pour cause, je me caillais les miches dans mon entrepôt. Il ne faisait pas si froid, aller, je m'étais couvert, avec un verre (ou deux).
Enfin, on nous reconnait je crois.
le temps qu'on déploie à écrire
les parenthèses pour soi
qu'on essaie de glisser dans le quotidien, le réel, l'alimentaire, le nécessaire :
le matin quand les enfants dorment encore
le soir après le boulot
tous les jours à la même heure
à la dernière minute
valérie
Faites comme si... de rien n'était!!!!!!